semaine de convivialité au Québec…

jeudi 8 décembre 2011

SUD l’évoquait dans son Sud-​​inter-​​cdaS n° 25 de novembre 2011, forts d’une idée des tra­vailleurs sociaux lancée aux Etats généraux (EG) de réfléchir au déve­lop­pement de la pré­vention et à des alter­na­tives au pla­cement des enfants, le Pôle égalité des chances et le Pôle ter­ri­toire ont lancé une recherche-​​action sur le sujet. Aujourd’hui SUD dénonce ce projet, non pas sur le fond, mais sur sa forme.

ASSEZ d’une admi­nis­tration qui crée des postes et utilise les moyens (constants) comme bon lui semble !

C’est régu­liè­rement des postes qui ne sont même plus mis à la vacance et un recru­tement par coop­tation. Dernier en date, celui de res­pon­sable au Bureau des Infor­ma­tions Pré­oc­cu­pantes au Pôle égalité des chances pour 1er janvier.

C’est aussi la création de postes de A : au Pôle ter­ri­toire un temps plein de "Conseiller ter­ri­torial en travail social" (par redé­ploiement d’un poste de B du Pôle construction) est créé et le Pôle égalité des chances veut également le sien ! Il se dote de son chef de projet "Alter­na­tives au placement".

SUD va déposer un recours au Tri­bunal Admi­nis­tratif sur l’apparition de ce poste.

PNG - 71 ko Aux EG, il avait été promis 10 postes sup­plé­men­taires pour l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), ce qui était déjà peu compte tenu des charges de travail actuelles. Voici les 6 pre­miers pro­posés par redé­ploiement de 6 postes de caté­gorie B de la filière sociale du pool de rem­pla­cement (conclu­sions de la com­mission per­ma­nente du 24 octobre 2011) :

  • 1 ETP de Res­pon­sable Enfance Famille (temps plein à l’agence de Rennes) ;
  • 1 ETP tra­vailleur social ASE (CDAS Redon) ;
  • 2 ETP de psy­cho­logues (un mi-​​temps au CDAS de Janzé et un 30% au CDAS de Vitré, le reste sur des mis­sions d’agrément en agence) ;
  • 1 ETP d’évaluateur agrément (agence des Vallons-​​de-​​Vilaine) ;
  • 1 ETP de chargé de mission "alter­na­tives au pla­cement" (cadre A à temps plein)

… de qui se moque-​​t-​​on ?

ASSEZ des projets imposés par le haut et sans concer­tation avec les agents concernés !

"L’opération prendra pro­gres­si­vement son envol sans pré­ci­pi­tation et dans la concer­tation", telle est la manière dont est pré­senté ce projet sur intranet début novembre : humour ou pro­vo­cation ? Pour les équipes de terrain concernées, la concer­tation se résume à une infor­mation sur le projet et le fait qu’ils ont été choisis. Pour elles, il n’est prévu qu’un démarrage début 2012 et pour le staff on n’hésite pas à pré­ci­piter les choses. Pourquoi ? Parce qu’il ne fallait pas surtout pas rater l’occasion d’un col­loque au Québec début décembre !

ASSEZ de demander aux seules équipes de se serrer la ceinture !

Sur les alter­na­tives au pla­cement, n’y a-​​t-​​il pas des expé­riences et des recherches de réfé­rence sur l’hexagone ? Si tant est qu’il soit impé­ratif d’assister à ce col­loque, n’existe-t-il pas des moyens modernes de com­mu­ni­cation (viso-​​conférence) pour éviter un tel dépla­cement ? Est-​​il besoin de balader pas moins d’une quin­zaine de cadres et élus pendant une semaine à l’autre bout du monde pour ce projet aux frais du CG ?… Mais sachez que pour ces 25 000 € (offi­ciels) dépensés, ils ont la lourde tâche, pendant leur séjour, de prendre des notes pour res­tituer les apports pour ce projet aux équipes concernées !

Angers, le petit Québec…

"Repenser l’offre de service d’accueil des enfants confiés à l’ASE : repé­rages d’alternatives et de pra­tiques inno­vantes en cours. Le schéma dépar­te­mental : un outil pour sou­tenir la diver­si­fi­cation. Quelle col­la­bo­ration avec le secteur asso­ciatif pour atteindre cet objectif ? Comment accom­pagner et favo­riser ces évolutions ?"

… C’est le pro­gramme d’une for­mation de trois jours orga­nisée par l’lnset d’Angers mi-​​décembre : certes moins exo­tique mais moins loin, moins cher et une route toute tracée (réa­li­sation par le CG35 de la 2×2 voies Bretagne-​​Anjou ce mois-​​ci avec pour ambition de "favo­riser l’attractivitê de nos territoires".… !)

recherche-​​action : amateurisme ou mascarade ?

PNG - 143.1 ko Les EG ont mis en relief le besoin des col­lègues de prendre du recul et réfléchir sur le sens de leur travail, mais aussi leur exas­pé­ration à par­ti­ciper à des groupes de travail où les conclu­sions sont ébau­chées à l’avance. Aujourd’hui, riches de ces ensei­gne­ments (?), nos cadres pro­posent une démarche de recherche-​​action sur l’alternative au pla­cement. Oui mais savent-​​ils que la recherche-​​action c’est :

  • un pro­cessus par­ti­culier : La finalité, les objectifs et les orien­ta­tions de la recherche sont dis­cutés et négociés par les par­ti­ci­pants… raté : totale absence d’association des équipes pour s’approprier cette démarche !
  • l’intervention d’un cher­cheur mais pas dans le but de démontrer une expé­rience ou un modèle aux acteurs du terrain ; cela implique qu’il n’agisse pas de l’extérieur, mais en tant qu’acteur comme les pra­ti­ciens du terrain… M. Rabeau, notre qué­bécois pré-​​sélectionné comme super­viseur, prévoit-​​il de résider en Bre­tagne ?
  • l’objectif de connaître le terrain pour le modifier : La recherche-​​action nécessite abso­lument la coopé­ration étroite et volon­taire des acteurs du terrain… le choix des CDAS n’a pas été préa­la­blement discuté et explicité à l’ensemble des ser­vices.
  • des étapes : une phase pré­pa­ra­toire et l’établissement des rap­ports entre les par­ti­ci­pants, puis l’énoncé d’un pro­blème de recherche, ensuite la pla­ni­fi­cation du projet, et enfin la réa­li­sation du projet et la col­lecte des données… mais le CG, poussant son ori­gi­nalité jusqu’au bout, com­mence par la fin !
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  • une méthode par­ti­cu­lière : Cest une démarche col­lective réa­lisée par une équipe plu­ri­dis­ci­pli­naire au sein de laquelle les cher­cheurs et les acteurs sont engagés dans une relation non plus de sujet-​​objet de recherche mais de col­la­bo­ration et de concer­tation… encore une fois, les Direc­tions considéreront-​​elles les agents et ser­vices concernés comme des réser­voirs d’informations passifs, inca­pables d’analyser leur propre situation et de trouver des solu­tions à leurs problèmes…

faut-​​il encore douter de leur sincérité ?

Sud n’accepte pas ces méthodes scan­da­leuses ! Et vous, qu’en pensez-​​vous ?
vous pouvez réagir en com­mentant ci-​​dessous cet article ou en rem­plissant le coupon au verso du tract.


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