qui sommes-​​nous ?

vendredi 2 septembre 2011

pourquoi vous syndiquer ?

Sud ne se réclame pas de la notion de « syndicat-​​assurance » qui veut que la pos­session de la « carte » soit un préa­lable à la défense des intérêts des salariés. Cela nous dis­tingue de la plupart des orga­ni­sa­tions syn­di­cales confé­dérées implantées dans les col­lec­ti­vités locales.

Il n’en demeure pas moins que si notre orga­ni­sation tient sa légi­timité des élec­teurs, elle ne pourrait vivre sans ses adhé­rents qui nous donnent par leurs coti­sa­tions les moyens d’agir, par­ti­cipent à l’élaboration des reven­di­ca­tions et à notre stra­tégie syndicale.

Adhérer, c’est sortir du chacun pour soi pour s’engager dans une démarche collective.

un syndicat représentatif et actif

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"Sud Dépar­te­mentaux 35" a fêté en 2010 ses dix années d’existence. En effet, le congrès de création de notre syn­dicat s’est tenu le 11 avril 2000. Mais celle-​​ci a été pré­cédée de nom­breuses péri­péties relatées plus loin.

Sud est la pre­mière orga­ni­sation repré­sen­tative du per­sonnel des ser­vices dépar­te­mentaux d’Ille-et-Vilaine. Lors des élec­tions des délégués du per­sonnel au Comité Tech­nique Pari­taire le 11 décembre 2008, Sud a recueilli 47% des voix devant la CFDT (31%) et la CGT (14%).

Aujourd’hui, notre syn­dicat a dépassé les 350 adhé­rents répartis dans tous les ser­vices dépar­te­mentaux d’Ille-et-Vilaine, adhé­rents qui se réunissent régu­liè­rement. Notre réseau de mili­tants est présent dans la quasi-​​totalité des ser­vices. Des per­ma­nences télé­pho­niques sont orga­nisées et vous pouvez être accueilli au local syndical.

De plus, sur votre lieu de travail ou, si néces­saire, pour l’ensemble des ser­vices, Sud organise des heures d’information syn­dicale ouvertes à tous. Y par­ti­ciper est de droit.

Les délégués du per­sonnel dans les orga­nismes pari­taires élus sur les listes Sud vous défendent en toute indé­pen­dance et sans clien­té­lisme syn­dical. Ils rendent compte sys­té­ma­ti­quement de leurs mandats à tous les agents.

Sud-​​Solidaires, des valeurs, une pra­tique

pré­ambule des statuts du syn­dicat Sud Dépar­te­mentaux 35
des valeurs
  • contre la mon­dia­li­sation libérale et finan­cière. La libre cir­cu­lation des capitaux sur la planète accentue les inéga­lités entre les pays et au sein des pays alors que les richesses n’ont jamais été aussi impor­tantes. La recherche par le capi­ta­lisme d’une ren­ta­bilité maximale et rapide se traduit par :
    • le coût moindre du travail (salaires directs et salaires sociaux) ;
    • la pré­ca­ri­sation crois­sante de pans entier du salariat ;
    • la des­truction des ser­vices publics ;
    • la main mise des grands groupes sur les médias.
  • pour une société soli­daire. A contre courant de la pensée unique, nous reven­di­quons :
    • la pré­émi­nence du débat démo­cra­tique dans la gestion de affaires du monde ;
    • une économie au service de tous les êtres humains quelque soit leur natio­nalité, leur religion, leur sexe ou leur orien­tation sexuelle.

une pratique

Nous sou­haitons mettre en en œuvre :

  • un syn­di­ca­lisme de contre-​​pouvoir qui lie défense quo­ti­dienne des salarié-​​e-​​s et trans­for­mation de la société ;
  • un syn­di­ca­lisme de lutte pour construire le rapport de force néces­saire entre les salariés et les employeurs ;
  • un syn­di­ca­lisme inter­pro­fes­sionnel, conscients que la lutte contre la glo­ba­li­sation du capital ne peut s’arrêter à la porte de notre administration.

la création des syn­dicats Sud

La création des Sud remonte à 1988 lorsque la CFDT a exclu une partie de ses oppo­sants aux PTT et dans la Santé. Ces nou­veaux syn­dicats se déve­loppent rapi­dement grâce à leur capacité reven­di­cative, leur com­ba­tivité, leur qualité de com­mu­ni­cation sur leurs lieux de travail. Pour autant, ils ne se contentent pas d’un cor­po­ra­tisme radical et inves­tissent le « mou­vement social », aux cotés des « sans ».

Cette conscience que le syn­di­ca­lisme ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise amène Sud à adhérer au Groupe des 10, asso­ciation de syn­dicats auto­nomes créée en 1981 et qui se sin­gu­larise par son souhait de faire émerger un pôle syn­dical capable de construire une autre forme de syn­di­ca­lisme reven­di­catif, démo­cra­tique et uni­taire. Le mou­vement social de fin 1995 permet à Sud de franchir un nouveau pas dans son déve­lop­pement avec la création de syn­dicats à la SNCF ou dans les col­lec­ti­vités locales.

En 2001, lors de son 2ème congrès, le G10 prend le nom "Union syn­dicale Soli­daires". Cette union nationale inter­pro­fes­sion­nelle est déclinée au niveau local. Chaque syn­dicat Sud d’entreprise ou d’administration adhère donc à la fois à la fédé­ration nationale du secteur pro­fes­sionnel auquel il appar­tient et à l’Union syn­dicale Soli­daires de son département.

A ce jour, Sud-​​Solidaires poursuit son expansion malgré les bar­rages que la légis­lation sur la repré­sen­ta­tivité syn­dicale met à son déve­lop­pement, l’hostilité des employeurs et l’inquiétude des orga­ni­sa­tions syn­di­cales « installées ».

les origines du syndicat "Sud Départementaux 35" : de la CFDT à Sud

Le ven­dredi 27 août 1999 après 17 heures, un com­mando d’une dizaine d’individus, exté­rieurs aux ser­vices dépar­te­mentaux, force les ser­rures des locaux de la section CFDT des per­sonnels du Dépar­tement. Sous l’œil d’un huissier, ils emportent une partie du matériel et des docu­ments. Avant de partir, ils font poser des ser­rures sur les portes des locaux. Et tout ceci avec l’autorisation du Pré­sident du Conseil Général et la com­plicité active de l’ancien DRH, homme-​​lige du Pré­sident d’alors. C’est de cette manière anti­dé­mo­cra­tique que la CFDT avait décidé de régler ses diver­gences avec sa section locale sur la conception du syndicalisme.

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Plus fort, elle décidait en 2000 de porter plainte contre 5 ex-​​membres du Bureau de la section pour “détour­nement de fonds” et “recel”. Après une pro­cédure judi­ciaire qui a duré neuf années (!), la Cour d’Appel de Rennes a décidé le 28 avril 2008 de relaxer nos cama­rades concernés. Cette décision est main­tenant défi­nitive (tous les détails sur le document PDF ci-​​contre).

L’existence de la CFDT dans les ser­vices dépar­te­mentaux remonte aux année 1970, à une époque où les mili­tants qui ani­maient la section locale avaient adhéré à la CFDT parce que celle-​​ci pra­ti­quait un syn­di­ca­lisme cor­res­pondant à leurs aspi­ra­tions. Mal­heu­reu­sement, l’évolution de cette confé­dé­ration vers un accom­pa­gnement du libé­ra­lisme et un mode de fonc­tion­nement cen­tralisé a vite entraîné des prises de posi­tions de la section locale en oppo­sition avec la stra­tégie de la confé­dé­ration CFDT.

Pendant cette longue période, la section locale était légi­timée à chaque élection d’instance pari­taire comme le meilleur défenseur des intérêts des salariés. Elle connaissait un déve­lop­pement interne consé­quent en terme d’adhérents et d’expérience et était reconnue, y compris à l’extérieur de la collectivité.

Depuis le mou­vement social de décembre 1995, un nombre croissant d’adhérents expri­maient leur désir de quitter la CFDT. A l’issue d’un long pro­cessus de débat, l’assemblée générale des adhé­rents décidait en juin 1999 de franchir le pas. C’est cette décision qui conduisait la CFDT à employer la manière forte.

L’Assemblée Générale du 30 novembre 1999 décidait majo­ri­tai­rement son adhésion à Sud. Puis, le syn­dicat local nou­vel­lement créé a adhéré, lors de son congrès fon­dateur du 11 avril 2000, à la Fédé­ration nationale Sud des col­lec­ti­vités ter­ri­to­riales et à l’union syn­dicale “Soli­daires” d’Ille-et-Vilaine.


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