pourquoi vous syndiquer ?
Sud ne se réclame pas de la notion de « syndicat-assurance » qui veut que la possession de la « carte » soit un préalable à la défense des intérêts des salariés. Cela nous distingue de la plupart des organisations syndicales confédérées implantées dans les collectivités locales.
Il n’en demeure pas moins que si notre organisation tient sa légitimité des électeurs, elle ne pourrait vivre sans ses adhérents qui nous donnent par leurs cotisations les moyens d’agir, participent à l’élaboration des revendications et à notre stratégie syndicale.
Adhérer, c’est sortir du chacun pour soi pour s’engager dans une démarche collective.
un syndicat représentatif et actif
"Sud Départementaux 35" a fêté en 2010 ses dix années d’existence. En effet, le congrès de création de notre syndicat s’est tenu le 11 avril 2000. Mais celle-ci a été précédée de nombreuses péripéties relatées plus loin.
Sud est la première organisation représentative du personnel des services départementaux d’Ille-et-Vilaine. Lors des élections des délégués du personnel au Comité Technique Paritaire le 11 décembre 2008, Sud a recueilli 47% des voix devant la CFDT (31%) et la CGT (14%).
Aujourd’hui, notre syndicat a dépassé les 350 adhérents répartis dans tous les services départementaux d’Ille-et-Vilaine, adhérents qui se réunissent régulièrement. Notre réseau de militants est présent dans la quasi-totalité des services. Des permanences téléphoniques sont organisées et vous pouvez être accueilli au local syndical.
De plus, sur votre lieu de travail ou, si nécessaire, pour l’ensemble des services, Sud organise des heures d’information syndicale ouvertes à tous. Y participer est de droit.
Les délégués du personnel dans les organismes paritaires élus sur les listes Sud vous défendent en toute indépendance et sans clientélisme syndical. Ils rendent compte systématiquement de leurs mandats à tous les agents.
Sud-Solidaires, des valeurs, une pratique
- contre la mondialisation libérale et financière. La libre circulation des capitaux sur la planète accentue les inégalités entre les pays et au sein des pays alors que les richesses n’ont jamais été aussi importantes. La recherche par le capitalisme d’une rentabilité maximale et rapide se traduit par :
- le coût moindre du travail (salaires directs et salaires sociaux) ;
- la précarisation croissante de pans entier du salariat ;
- la destruction des services publics ;
- la main mise des grands groupes sur les médias.
- pour une société solidaire. A contre courant de la pensée unique, nous revendiquons :
- la prééminence du débat démocratique dans la gestion de affaires du monde ;
- une économie au service de tous les êtres humains quelque soit leur nationalité, leur religion, leur sexe ou leur orientation sexuelle.
une pratique
Nous souhaitons mettre en en œuvre :
- un syndicalisme de contre-pouvoir qui lie défense quotidienne des salarié-e-s et transformation de la société ;
- un syndicalisme de lutte pour construire le rapport de force nécessaire entre les salariés et les employeurs ;
- un syndicalisme interprofessionnel, conscients que la lutte contre la globalisation du capital ne peut s’arrêter à la porte de notre administration.
la création des syndicats Sud
La création des Sud remonte à 1988 lorsque la CFDT a exclu une partie de ses opposants aux PTT et dans la Santé. Ces nouveaux syndicats se développent rapidement grâce à leur capacité revendicative, leur combativité, leur qualité de communication sur leurs lieux de travail. Pour autant, ils ne se contentent pas d’un corporatisme radical et investissent le « mouvement social », aux cotés des « sans ».
Cette conscience que le syndicalisme ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise amène Sud à adhérer au Groupe des 10, association de syndicats autonomes créée en 1981 et qui se singularise par son souhait de faire émerger un pôle syndical capable de construire une autre forme de syndicalisme revendicatif, démocratique et unitaire. Le mouvement social de fin 1995 permet à Sud de franchir un nouveau pas dans son développement avec la création de syndicats à la SNCF ou dans les collectivités locales.
En 2001, lors de son 2ème congrès, le G10 prend le nom "Union syndicale Solidaires". Cette union nationale interprofessionnelle est déclinée au niveau local. Chaque syndicat Sud d’entreprise ou d’administration adhère donc à la fois à la fédération nationale du secteur professionnel auquel il appartient et à l’Union syndicale Solidaires de son département.
A ce jour, Sud-Solidaires poursuit son expansion malgré les barrages que la législation sur la représentativité syndicale met à son développement, l’hostilité des employeurs et l’inquiétude des organisations syndicales « installées ».
les origines du syndicat "Sud Départementaux 35" : de la CFDT à Sud
Le vendredi 27 août 1999 après 17 heures, un commando d’une dizaine d’individus, extérieurs aux services départementaux, force les serrures des locaux de la section CFDT des personnels du Département. Sous l’œil d’un huissier, ils emportent une partie du matériel et des documents. Avant de partir, ils font poser des serrures sur les portes des locaux. Et tout ceci avec l’autorisation du Président du Conseil Général et la complicité active de l’ancien DRH, homme-lige du Président d’alors. C’est de cette manière antidémocratique que la CFDT avait décidé de régler ses divergences avec sa section locale sur la conception du syndicalisme.
Plus fort, elle décidait en 2000 de porter plainte contre 5 ex-membres du Bureau de la section pour “détournement de fonds” et “recel”. Après une procédure judiciaire qui a duré neuf années (!), la Cour d’Appel de Rennes a décidé le 28 avril 2008 de relaxer nos camarades concernés. Cette décision est maintenant définitive (tous les détails sur le document PDF ci-contre).
L’existence de la CFDT dans les services départementaux remonte aux année 1970, à une époque où les militants qui animaient la section locale avaient adhéré à la CFDT parce que celle-ci pratiquait un syndicalisme correspondant à leurs aspirations. Malheureusement, l’évolution de cette confédération vers un accompagnement du libéralisme et un mode de fonctionnement centralisé a vite entraîné des prises de positions de la section locale en opposition avec la stratégie de la confédération CFDT.
Pendant cette longue période, la section locale était légitimée à chaque élection d’instance paritaire comme le meilleur défenseur des intérêts des salariés. Elle connaissait un développement interne conséquent en terme d’adhérents et d’expérience et était reconnue, y compris à l’extérieur de la collectivité.
Depuis le mouvement social de décembre 1995, un nombre croissant d’adhérents exprimaient leur désir de quitter la CFDT. A l’issue d’un long processus de débat, l’assemblée générale des adhérents décidait en juin 1999 de franchir le pas. C’est cette décision qui conduisait la CFDT à employer la manière forte.
L’Assemblée Générale du 30 novembre 1999 décidait majoritairement son adhésion à Sud. Puis, le syndicat local nouvellement créé a adhéré, lors de son congrès fondateur du 11 avril 2000, à la Fédération nationale Sud des collectivités territoriales et à l’union syndicale “Solidaires” d’Ille-et-Vilaine.



