CTP du 6 février 2012 - "bricolages en tout genre" - LPCG n° 155

jeudi 16 février 2012

 

 

 

 

"Dialogue social" en marge du CTP : SUD rencontre le Président

Pro­chai­nement dans les ser­vices, notre compte-​​rendu de cette ren­contre du 3 février qui a porté sur : le "dia­logue social", les dys­fonc­tion­ne­ments dans les ser­vices (les agences, la poli­tique de mana­gement…), ainsi que le pouvoir d’achat (régime indem­ni­taire, jour de carence).

Sur la place des ins­tances pari­taires (CTP, CHS, CAP), le Pré­sident nous a confirmé qu’il ne regardait pas les votes des syn­dicats, qu’il s’en remettait à la vice-​​présidente, Mme Huon, et qu’il n’y avait donc pas à espérer qu’il prenne des posi­tions dif­fé­rentes. Si certes les syn­dicats peuvent faire bouger les choses, à la marge, lors des négo­cia­tions, seules des réac­tions col­lec­tives d’ampleur des per­sonnels peuvent vraiment inverser le rapport de force.

dispositif mobilité : le CG va revoir sa copie

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LPCG n° 155

Avec le démé­na­gement prévu en octobre 2012 de l’ISAE de Rennes vers Javené, le CG prévoit d’instaurer un dis­po­sitif pérenne d’accompagnement à la mobilité des agents pour l’ISAE et "toute nou­velle restruc­tu­ration de service".

En étudiant de près le dis­po­sitif proposé, SUD a constaté des dif­fé­rences, au détriment des per­sonnels, avec ce qui avait été négocié pour la mobilité NouvOS de 2010. La dif­fé­rence majeure intro­duite dans le nouveau dis­po­sitif serait la non prise en charge par la col­lec­tivité de la fis­ca­li­sation de la prime de restruc­tu­ration. SUD a donc demandé une égalité de trai­tement, en insistant plus par­ti­cu­liè­rement sur le pro­blème posé par la fis­ca­li­sation de la prime.

Au vu de la liste exhaustive des dif­fé­rences que SUD a pointé une par une lors de ce CTP, les élus CG, dans l’incapacité de répondre à nos ques­tions, ont jugé plus sage de pro­poser le report de ce projet à un pro­chain CTP, d’autant que les per­sonnels de l’ISAE sont par­ti­cu­liè­rement remontés. L’élue CG Rozenn Geffroy, à l’initiative de cette pro­po­sition de report, a aussi suggéré la mise en place rapide d’un groupe de travail pour étudier nos doléances. L’ensemble des syn­dicats a approuvé.

SUD a également demandé quelles restruc­tu­ra­tions futures étaient prévues dans notre col­lec­tivité et plus spé­cia­lement si la pers­pective de la réforme ter­ri­to­riale 2014 était visée par le dis­po­sitif de mobilité.

La vice-​​présidente en charge du per­sonnel a d’abord indiqué que le dis­po­sitif s’intégrait dans l’objectif de mettre les ser­vices au plus près des usagers dans les ter­ri­toires. Le pro­chain chantier concerne les CDAS.

Sur la réforme ter­ri­to­riale, la vice-​​présidente s’est pré­ocuppée de la mise en place des conseillers ter­ri­to­riaux et n’a pas sou­haité pour­suivre l’échange plus loin. SUD a insisté : si les élus s’inquiètent de leurs sièges, les per­sonnels se posent eux la question des consé­quences, sur eux-​​même et le service public, des pos­si­bi­lités de trans­ferts de com­pé­tences et mutua­li­sa­tions de ser­vices entre col­lec­ti­vités. Comme beaucoup d’élus, de droite ou de gauche, la vice-​​présidente est restée muette sur le sujet…

horaires CDAS : le flou artistique…

L’avis du CTP est sol­licité pour "prendre acte" (étrange for­mu­lation démo­cra­tique…) d’une demi-​​journée de fer­meture géné­ra­lisée à l’ensemble des CDAS et de nou­veaux horaires d’ouverture au public dans les CDAS, sous forme de quatre cré­neaux pos­sibles (au choix des sites) réduisant d’une heure les ouvertures :
9h - 12h /​ 13h30 - 17h30
9h - 12h30 /​ 13h30 -17h
9h - 12h30 /​ 14h - 17h30
9h30 -12h30 /​ 13h30 -17h30

Le précédent CTP avait conclu que l’expérimentation, sur quelques sites, de ces nou­veaux horaires devait se pour­suivre afin d’interroger plus finement les aspects "dif­fé­rence entre CDAS urbains et ruraux, impacts sur l’usager, intérêt pour les équipes". SUD avait aussi demandé que soient ques­tionnées les consé­quences en terme de sécurité et condi­tions de travail.

Dans la nou­velle note pré­sentée, l’administration conclue d’une satis­faction globale confirmant ses propositions  :

- sans inter­ro­gation des usagers (ou même à défaut d’un état des lieux des niveaux de fré­quen­tation selon les horaires) ;

- sans enquête plus fine auprès des per­sonnels concernés (plus par­ti­cu­liè­rement l’accueil et les secré­ta­riats ASE), seuls les res­pon­sables des CDAS ayant été invités à répondre ;

- sans étude des consé­quences en terme d’organisation du temps de travail et de sécurité des agents.

SUD a donc demandé un report du vote en l’attente de ces pré­ci­sions néces­saires pour pouvoir se prononcer.

La vice-​​présidente a indiqué qu’il man­quait un "outil" à l’administration pour connaître l’avis des usagers et les inci­dences sur la sécurité et les condi­tions de travail des agents. Pour autant, elle a maintenu le vote en l’état…

SUD n’a donc pas pris part au vote. CGT et FO se sont abs­tenus. CFDT a voté pour avec l’administration et les élus CG.

SUD a également réaf­firmé que c’est la pénurie de postes qui amène à bidouiller les horaires et que sans création de postes le CG ne pourra que bri­coler des solu­tions qui ne sont satis­fai­santes ni pour le service public ni pour les agents.

bricolage organisationnel dans les agences

Les éduca­teurs sportifs ainsi que les ani­ma­teurs et le coor­di­nateur éducatif des agences de Bro­cé­liande, Vallons de Vilaine et Redon se voient pro­poser une "réor­ga­ni­sation inter-​​agences à effectif constant".

Cette pro­po­sition est pour SUD le reflet direct des pro­blèmes ren­contrés du fait de la NouvOS à "effectifs constant" (mutua­li­sa­tions), de la mise en place d’agences et du flou qui entoure leurs mis­sions dans ce nouveau cadre (manque de réunion métier pour coor­donner les "projets" et leur donner du sens au regard de la poli­tique dépar­te­mentale théo­ri­quement une).

Ce nouveau bri­colage peut régler, en partie, deux pro­blèmes. Le coor­di­nateur éducatif qui inter­venait sur trois agences à la fois (!) va sans doute pouvoir souffler avec une seule agence. Les éduca­teurs sportifs se voient, quant à eux, dédier deux enca­drants "fléchés" sport, au lieu d’un mutualisé aupa­ravant. Ceci pourra peut être amé­liorer les dys­fonc­tion­ne­ments actuels en terme d’animation du réseau métier sport…

Mais il va surgir un nouveau pro­blème pour les ani­ma­teurs éducatifs des Vallons et de Redon qui se retrouvent donc sans coor­di­nateur spé­cialisé dans leurs mis­sions, à savoir que les enca­drants sport sont censés assurer la glo­balité de deux filières dif­fé­rentes : du sport au mul­ti­média… Désha­biller Pierre pour habiller Paul conduit l’administration à nous affirmer qu’elle compte sur les réseaux métier et la soli­darité des coor­di­na­teurs éducatifs des autres agences pour palier à ce problème…

On tourne en rond… mais que se ras­surent les ani­ma­teurs éducatifs qui se sen­ti­raient un peu seuls, l’administration dit que cela va "valo­riser leurs com­pé­tences"… Sai­sissant cet argument au bond, SUD a rap­pellé que la vraie reva­lo­ri­sation serait une trans­for­mation de ces postes en caté­gorie B !

Votes : SUD et CGT se sont abs­tenus, FO et CFDT ont votés pour avec l’administration et les élus CG.

autres points : DSI et Info Sociale en Ligne

Conti­nuité de service à la DSI pendant les ponts : pas de remarque par­ti­cu­lière - vote pour à l’unanimité

Fer­me­tures cer­tains samedi d’Info Sociale en Ligne  : SUD et CGT s’abstiennent, FO et CFDT votent pour avec l’administration et les élus CG.


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